COP 23 : le climat figure au premier rang des inquiétudes des Français

Des citoyens conscients des risques

A l'approche de la COP 23 à Bonn, le sondage "L'opinion mondiale face au changement climatique" a été mené en octobre 2017 par l'Ifop pour le WWF dans 6 pays : la France, les Etats-Unis, l'Australie, l'Allemagne, l'Italie et la Chine.

 

Or, à l'exception de la Chine, où les citoyens ne sont que 18% à s'en inquiéter, tous les pays interrogés placent les risques liés aux changements climatiques en tête de leurs préoccupations environnementales.

 

Le climat est au premier rang des inquiétudes des citoyens dans 5 pays :

  • en France (pour 52% des personnes interrogées)
  • en Allemagne (50%)
  • en Italie (46%)
  • en Australie (45%)
  • aux Etats-Unis (37%).

 

Dans 5 pays sur 6, les risques liés au changement climatiques sont jugés les plus préoccupants, devant les risques alimentaires, industriels ou nucléaires, la pollution atmosphérique en ville, la pollution des eaux ou la pollution à l'amiante.

 

Plus précisément, les citoyens de tous les pays concernés par ce sondage se déclarent effrayés par le renforcement des phénomènes météorologiques extrêmes comme les ouragans et les cyclones. 

 

Cette crainte est systématiquement citée par plus de la moitié des interviewés.

 

En France, l'inquiétude liée aux risques climatiques a progressé de 12 points par rapport à mai 2014.

 

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Les acteurs locaux ont un rôle à jouer

Ce sondage révèle, entre autres, que la réalité du réchauffement climatique fait l'objet d'un consensus mondial toujours plus grand.

 

Même dans les pays anglo-saxons (Etats-Unis et Australie) où le consensus scientifique autour du changement climatique est moins important, deux tiers des interviewés partagent malgré tout cette idée (respectivement 63% et 65%).

 

Pour lutter contre ce phénomène, le rôle des Etats sera bien sûr déterminant lors de cette COP 23. Cet événement, qui réunit les représentants de 196 pays, doit garantir la pleine mise en œuvre de l'Accord de Paris et revoir à la hausse les engagements des Etats afin de limiter le réchauffement global en-dessous des 2°C.

 

Même si les Etats doivent assumer leurs responsabilités, les citoyens sont également conscients du rôle que peuvent jouer les acteurs locaux et les entreprises.

 

La quasi-totalité des Italiens et des Chinois (96%), mais aussi des Français (93%) et des Allemands (91%) estime que les décideurs des villes, des entreprises et des territoires doivent prendre des mesures, à leur niveau, pour lutter contre le dérèglement climatique.

 

Les interviewés appellent de leurs vœux des actions décentralisées pour remédier au dérèglement climatique.

 

Des citoyens prêts à agir individuellement

D'après ce sondage, les opinions publiques des différents pays interrogés s'accordent, dans des proportions variables, sur le fait que l'augmentation de la température observée depuis un siècle est avant tout due aux effets de l'activité humaine.

 

Ce constat s'accompagne d'une plus grande conscience des responsabilités de chacun et d'une volonté d'agir individuellement pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Les interviewés de tous les pays semblent prêts à faire des efforts pour l'environnement, même si les Américains et les Australiens sont moins adeptes de ces "petits gestes" pour la planète.

 

Les citoyens sont notamment prêts à valoriser leurs déchets via le tri sélectif (pour 93% des Français, 82% des Américains ou encore 96% des Italiens et des Chinois) et à s'approvisionner en énergies renouvelables (pour 88% des Français, 77% des Américains à 96% des Chinois).

 

En revanche, changer de modes de transports n'est pas une action envisagée par tous les interviewés : si 97% des Chinois se disent prêts à utiliser plus souvent les transports en commun, la marche à pied ou le vélo, seuls 57% des Américains et 67% des Australiens seraient prêts à renoncer à leur voiture individuelle.

 

Auteur :   |   Date de création :   |    Dernière mise à jour : 06/11/2017