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Le végétarisme : est-ce vraiment bon pour la planète ?

Copyright : esigie

Comment expliquer la tendance veggie ?

En France, pays de la gastronomie, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à adopter l'un des régimes alimentaires "veggie", c'est-à-dire soit végétarien (sans viande, poissons ni crustacés) soit végétalien (sans produits d'origine animale, pas même les œufs, les produits laitiers ou le miel).

 

Ce sont surtout les jeunes urbains diplômés qui revoient le contenu de leur assiette. En 2015, sur les 70.000 fans Facebook de l'Association végétarienne de France, près de la moitié étaient des 18-34 ans.

 

Derrière ce passage au végétarisme se cachent des convictions plus profondes, qui dépassent le simple champ de l'alimentation.

 

Les végétariens ou végétaliens justifient leur choix par plusieurs raisons :

  • les conditions d'élevage déplorables
  • les violences sur les animaux (relayées notamment par les vidéos de l'association de protection animale L214)
  • le souci de préserver l'environnement
  • le souci de préserver sa santé grâce à une alimentation saine et équilibrée
  • l'envie de promouvoir une consommation éthique

 

L'accès à l'information sur Internet fait souvent office d'électrochoc et explique cette progression des régimes veggie chez les jeunes générations.

 

Pour ces jeunes, l'alimentation n'est qu'un élément dans une démarche plus globale de consommation raisonnée, privilégiant les produits durables, équitables et/ou bio.

 

Copyright : Kellen p

 

 

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Quel est l'impact de l'alimentation sur la planète ?

C'est un fait : l'agriculture et, plus largement, la production de nos aliments ont un impact énorme sur la planète.

 

A titre d'exemple, les cultures massives de soja pour nourrir les animaux d'élevage contribue à la déforestation de l'Amazonie.

 

Le méthane (dont l'agriculture est le principal émetteur) est responsable pour la moitié du réchauffement climatique causé par l'Homme.

 

L'élevage demande aussi beaucoup d'eau. Ainsi, on estime qu'une seule journée passée sans manger de la viande économise 5000 litres d'eau, soit l'équivalent d'une centaine de douches !

 

Quant à l'agriculture conventionnelle, elle pollue les sols par l'utilisation des engrais, des pesticides, des herbicides ou encore des fongicides.

 

Au final, chaque aliment que nous consommons a contribué à la fois à occuper des sols, à les polluer avec des produits chimiques et à émettre des gaz à effet de serre.

 

Pour toutes ces raisons, la façon dont nous nous nourrissons est l'un des gestes quotidiens les plus importants que nous pouvons faire pour l'environnement.

 

A ce sujet, on entend souvent dire que le végétarisme est le régime le moins nocif pour la planète. Mais est-ce vraiment le cas ?

 

Certes, produire 1 kg de viande a un coût environnemental bien plus élevé que de produire par exemple 1 kg de pommes de terre... C'est pourquoi les personnes végétariennes ou vegans ont l'empreinte carbone la plus faible, avec respectivement 1,7 et 1,5 tonnes équivalent CO2 par an et par personne (contre 3,3 tonnes équivalent CO2 par an et par personne pour les amateurs de viande).

 

Il faut cependant nuancer cette affirmation car :

  • en supprimant simplement le boeuf et l'agneau de son alimentation (et en gardant les autres viandes et produits animaux) on se rapproche de l'empreinte carbone d'un végétarien avec 1,9 tonnes équivalent CO2 par an et par personne
  • sur d'autres points comme la pollution des sols et des eaux ou la biodiversité, la culture de fruits, légumes ou céréales peut s'avérer très nocive pour l'environnement à causes des produits phytosanitaires utilisés et des quantités importantes d'énergie et d'eau consommées
  • certaines monocultures comme le soja participent à la déforestation de notre planète.

 

Quelle alimentation choisir ?

Dans ces conditions, il est difficile de déterminer quel régime alimentaire est le plus eco-friendly...

 

Même si l'on ne peut pas se prononcer catégoriquement en faveur du végétarisme ou du véganisme, certains faits peuvent nous aider à choisir une alimentation qui ne détériore pas trop l'environnement :

  • les viandes de boeuf et d'agneau sont les plus nocives pour la planète, surtout quand les animaux sont élevés de façon industrielle : il vaut mieux les éviter ou les réduire

 

  • il est conseillé de réduire sa consommation de viande et de privilégier la viande élevée en pâturage

 

  • en général, les légumes et les céréales ont une empreinte carbone plus faible que la viande ou les produits laitiers. Mais attention, certains légumes ont un impact assez fort comme le soja et les légumes riches en eau (tomates, concombres ou courgettes) qui sont très gourmands en énergie et en eau

 

  • il est vivement conseillé d'acheter ses fruits et légumes bio pour limiter l'usage des pesticides et donc la pollution des sols

 

  • les légumineuses en revanche sont des aliments très sobres en termes environnementaux : ils demandent peu d'eau, peu d'énergie et émettent peu de CO2.

 

  • en ce qui concerne les produits de la mer, il faut bien sûr éviter de consommer les espèces menacées

 

  • enfin, retenez surtout que le mode de production de vos aliments importe autant que le type d'aliment consommé : il vaut mieux manger local (pour limiter le transport) et privilégier l'agriculture raisonnée ou bio pour être sûr des bonnes conditions de culture, d'élevage et de production de l'aliment.

 

Copyright : Devika

 

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Auteur :   |   Date de création :   |    Dernière mise à jour : 26/06/2017