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Biodiversité en Méditerranée : bientôt des récifs artificiels en 3D à Monaco

Copyright : Boskalis

Une première mondiale

La Principauté de Monaco, qui oeuvre depuis longtemps au respect de l'environnement marin, s'apprête à utiliser des récifs artificiels d'un tout nouveau genre.

 


Oubliez les amas de pneus polluants et les ouvrages de béton ! Les six récifs artificiels qui vont être immergés dans la réserve sous-marine du Larvotto ont été conçus à l'aide d'imprimantes 3D et réalisés en Italie à partir de sable de dolomite.

 


L'entreprise néerlandaise Boskalis, spécialisée dans les opérations maritimes d'envergure, a décidé de faire don de ces récifs à la principauté de Monaco.

 


Chacun d'entre eux mesure 1,2 mètre de haut, fait 2 mètres de diamètre et pèse de 2,5 tonnes. Leur réalisation demande environ 13 heures d'impression. En revanche, la société n'a pas souhaité révéler le coût de ces ouvrages.

 

Une expérimentation scientifique

Les six premiers exemplaires de récifs artificiels en 3D seront installés au printemps 2016 dans la réserve sous-marine du Larvotto qui fête actuellement ses 40 ans.

 


Le but de cette opération est bien sûr de renforcer la biodiversité dans les eaux monégasques, mais aussi de comparer le développement écologique des récifs imprimés à celui des autres récifs artificiels de la réserve.

 


Les travaux d'installation, à 27 mètres de profondeur, seront supervisés par l'équipe du laboratoire Ecomers du Professeur Patrice Francour, spécialiste des récifs artificiels.

 


Ils seront suivis de plusieurs phases d'observations scientifiques destinées à évaluer l'intérêt de ces prototypes.

 


S'ils s'avèrent efficaces, ils pourraient être utilisés pour reconstituer des environnements sous-marins dégradés dans d'autres régions du monde.

 

Un habitat optimal pour la faune et la flore

D'après le gouvernement monégasque, ces récifs innovants devraient constituer "un habitat optimal pour de nombreuses espèces".

 


L'utilisation de matériaux au pH neutre permet en effet à la faune et à la flore de se reconstruire beaucoup plus rapidement qu'avec le béton employé auparavant.

 


De plus, grâce à l'impression 3D, il est également possible de définir précisément la forme des récifs et de viser un repeuplement en privilégiant certaines espèces.

 


Ce dispositif innovant s'inscrit dans une longue tradition monégasque de préservation et d'étude du monde marin. Le Prince Albert 1er, navigateur et savant, fut l'un des pionniers de l'étude des océans et créa dès 1910 le fameux Musée Océanographique de Monaco.

 

Auteur :   |   Date de création :   |    Dernière mise à jour : 22/10/2015